Flânerie en Bohême : 29 juillet 2013

Levés à 6h30 aux sons cristallins de la rivière et à ceux, un peu moins mélodieux des trains qui passent tous les 1/4 d’heure, quoique avec notre sommeil d’ours ils ne nous ont pas gênés le moins du monde.
Nous partons tranquillement vers 9h, sans nous bousculer, en empruntant le cycloroute qui passe sous notre nez et nous promet de nous emmener admirer des paysages charmants.
L’avantage indéniable de ces tracés cyclistes c’est bel et bien le calme et cette promesse de traverser sans heurt des endroits exceptionnels.
Bien évidemment cela reste des tracés pour vélo et nous tombons de loin en loin sur des obstacles, telle cette passerelle. Celle-ci n’a l’air de rien mais elle surplombe la rivière d’une petite dizaine de mètres et se balance au moindre pas.
Devant ma mine dubitative un papi en vélo nous affirme que le pont est « novy » (neuf) je m’y engage alors du bout des pieds, suivie par mon Bibi absolument pas stressé, bien au contraire ! Pour me donner du courage je pense à Emile et à ses passages vertigineux dans les Andes, à Tintin (si si) et le trouillométre proche de zéro (j’ai le vertige, hélas) je termine ma traversée sans plus de difficulté. Le reste de la family suit sans encombre, y compris Gros Lu’, à croire que je suis la seule à ne pas supporter qu’un pont se balance comme un
yoyo sous mes pieds !
Enfin nous reprenons notre route et je croise les doigts afin que les prochaines traversées de la rivière soient moins intenses en émotions… Par chance ce sera le cas ouf !

Nous arpentons sous un soleil torride (encoooore !) des forêts agréablement fraîches, et l’avantage de longer des rivières c’est de pouvoir s’abreuver aisément.
Nous grimpons quelques monts avant de dégringoler vers la vallée de la Berounka.
La vue est superbe et Bibi, toujours curieux de tout, ne se lasse pas de contempler le paysage.
Là tout en bas, nous trouvons quelques campings admirablement situés dans un coude de la rivière. Nous repérons un coin d’herbe et allons demander s’il est possible de nous y installer. L’affaire est réglée en 2 secondes, et bientôt les Gros sont confortablement installés avec herbe à volonté et vue superbe.

Une fois le camp monté nous allons nager dans la Berounka délicieusement tiède. Quel plaisir !
Puis la petite lessive quotidienne effectuée (à noter les épingles àlinge nature faites par Vincent) nous allons
prendre une douche (froide…) car l’eau chaude n’est disponible qu’à certaines heures trèèès précises comme l’explique le panonceau… Bah qu’importe !
Ne perdons pas de vue non plus que si le lieu était « chic » nu ln’accueillerait nos machines à crottins !

Une fois récurés, nous allons manger à une hospoda (auberge) située un peu plus loin. A peine le temps de finir notre dessert que le ciel, juste menaçant quelques minutes auparavant, libère de grosses gouttes de pluie.
Nous nous hâtons de rentrer, Patrice allant directement dans la tente, tandis qu’avec les garçons nous préférons assurer nos précautions en passant par la case des toilettes.
Tout à coup le ciel semble crever et des trombes d’eau et de vent s’abattent sur nous. C’est plus qu’impressionnant…

Nous restons plus d’une heure coincés dans les toilettes avec une fuite qui s’écoule de manière fort peu rassurante par le spot du plafond.

Profitant enfin d’une éclaircie, nous nous précipitons vers notre tente , elle a tenu tête aux éléments sans broncher, ce qui n’a pas été le cas d’une bonne part des autres tentes du camp, qui gisent éventrées ou aplaties un peu partout…
Comme quoi avoir du bon matos ça compte… !
Enfin le ciel s’éclaircit : Après la pluie, le beau temps, n’est-ce pas ?

La vallée reprend alors sa quiétude et nous pouvons nous endormir paisiblement.