Levés 6h aux meuglements énamourés des vaches devant nos ponies. Le temps semble vouloir virer au beau, ce qui ne serait pas si mal venu.
Les Gros se sont gavés d’herbe grasse et subissent quelques embarras intestinaux qui vont de pair avec ce genre de régime alimentaire. Mais ce n’est pas bien grave, ils évitent même de nous faire la méga honte en lâchant leurs popo digne d’être ceux d’hippopotames en traversant le village, parvenant à se retenir jusque sur les chemins. Braves bêtes !
Les brumes se lèvent peu à peu livrant un espoir de ciel bleu. Les chemins sont agréablement roulants et n’ont pas trop souffert des pluies, ce qui permet aux Gros d’y gambader facilement et avec plaisir. L’objectif du jour est de rejoindre le petit lac de baignade qui nous avait déjà accueillis l’an dernier et dont nous conservons un souvenir magique. Nous avançons bien, tranquillement et efficacement. A tel point qu’à midi passé nous avons parcouru nos 22 km et sommes parvenus au petit lac, encore plus beau que dans notre souvenir.
Cette fois-ci il n’y a que quelques rares baigneurs ce qui nous permet de nous installer dans une place encore plus agréable pour les ponies : de l’ombre et plein d’herbes. Le camp est monté, et la vue est somptueusement sereine. Le soir nous nous préparons des pâtes aux orties & oignons, un vrai délice, puis nous nous faisons une belle flambée tout en regardant paisiblement le soleil glisser sur le lac, en faisant cuir doucement des pains banik fourrés de framboises que nous avons ramassées cet après-midi.
Franchement la rando’ c’est rude… !