La Bohême à petits pas : 15 juillet 2014

Nous sommes tirés du duvet à 5h30 par le plus gros et stupide coq que cette planète ait vu, et nous partons à 9h non sans avoir fait une p’tite photo souvenir avec notre super Vladimir. Il nous offre quantité de pains divers et de bretzels délicieux que nous bourrons dans nos sacoches.
Quelle rencontre…
Nous empruntons comme souvent, un tracé vélo qui nous apporte chemins roulants et paysages magnifiques. Il fait relativement chaud, mais nous nous réjouissons : avec un vrai été nous aurions cuit sur ces immenses plateaux.

L’idée c’est de nous rendre à Jesenice afin de prendre un jour de repos sur les bords de son lac. Nous descendons vers la petite ville en empruntant un chemin tout bordé d’impérieux marronniers, qui hélas souffrent des traitements phytosanitaires infligés aux champs alentours. Nous foulons un tapis de feuilles mortes, étrange remake d’un faux automne… Enfin nous voici au lac, qui s’étire, paisible, dans le fond de la vallée.

L’herbe n’est pas terrible, mais nous trouvons finalement le coin idéal, avec ombre et nourriture pour nos dodus. Nous avons aimablement demandé la permission de nous poser là, à quelques mamies venues prendre le soleil. Mais c’est de pure forme, c’est un lac de baignade ouvert à tous… Même à nous !
Une fois installés un gars s’approche et commence à nous seriner qu’il nous faut partir car sa femme ne supporte pas les chevaux car ça pue… !?
Mon sang ne fait qu’un tour et le pauvre type continue à débiter ses stupidités sans se rendre compte qu’il va finir haché menu à coup d’opinel et donné à manger aux poissons chats.
Heureusement Patrice s’avance immédiatement et avec son tact et doigté tout professionnel, il lui démontre par a+b que nous ne bougerons pas et que nos chevaux ne sentent rien !
Je ravale mon envie de meurtre et pars faire une p’tite lessive : rien de mieux pour se calmer !
Le gars repart, dépité, chez sa grosse bobonne, et nous n’entendrons plus parler de lui, bien que hasard sans doute… une patrouille de policiers (4 pas moins !) passe par là jeter un œil. Nous poursuivons nos activités, après tout nous n’avons rien à nous reprocher. Ils repartent comme ils sont venus non sans avoir looooonguement admirer les Gros.

Le cadre est superbe, d’une beauté paisible, apaisante.

Nous ne resterons cependant pas comme prévu, l’herbe n’est pas extra et le lac, s’il est incroyable à voir, est complètement envasé ce qui n’est pas pratique du tout, ni très agréable.
Nous faisons vite un p’tit topo afin de voir où nous pourrions aller, ce qui n’est pas un problème : des chemins il n’y a que ça dans le monde !

Puis après avoir fait honneur aux pains délicieux de Vladimir, nous abreuvons les chevaux et… dodo !